Foire aux questions

A qui est destinée cette année de fondation spirituelle ?

A toute personne qui ressent un appel à devenir prêtre dans son diocèse. Jeune ou moins jeune, Dieu appelle et ne regarde ni selon l’apparence, ni selon l’âge.

Comment entrer à la Maison Saint François de Sales ?

Tu seras amené à rencontrer plusieurs personnes :

1. Tout d’abord, un accompagnateur spirituel,  c’est-à-dire un prêtre qui va aider à savoir si c’est le moment, si c’est la bonne décision à prendre.
2. Ensuite, un évêque en tant que successeur des apôtres, dont la première mission est de veiller sur ses prêtres et les futurs prêtres. C’est lui qui envoie in fine à la Maison St François de Sales.
3. Enfin, le supérieur de la Maison St François de Sales qui prendra le temps de te rencontrer afin de faire ta connaissance et de te permettre de te déterminer pour vivre cette année de fondation spirituelle.

Faut-il avoir le BAC ?

Non, pas nécessairement, certains ont pu vivre un cheminement vers le sacerdoce avec un CAP par exemple… Le prêtre n’est pas un homme diplômé, mais un homme saisi par le Christ!

Faut-il avoir fait des études supérieurs ou avoir une expérience professionnelle ?

Non plus, ce qui importe, c’est d’avoir achevé un cycle et de bien terminer une expérience d’études ou de vie professionnelle. Rentrer sur un échec, sur de l’inachevé n’est jamais très sain. Au contraire, finir ce que l’on a commencé, se situer dans une alternative réelle, cela fait grandir sa liberté intérieure pour mieux assumer ses choix de manière déterminée.

Et si je me pose la question de rentrer en septembre prochain ?

Après avoir pris le temps de discerner avec un prêtre (sur un certain temps), en accord avec lui, tu peux prendre contact sans tarder avec ton évêque, c’est lui qui t’aidera à voir clair dans tes questions et t’aiguillera vers le lieu où tu pourras continuer ton discernement.

Comment choisir son diocèse ?

Le diocèse peut être le lieu où l’on a grandi, celui où l’on a étudié ou travaillé. Bref, un lieu qui nous a fait grandir humainement et spirituellement, un lieu auquel on se sent attaché, où nous sommes prêts à nous investir à la suite du Christ, en accueillant la réalité concrète de ce lieu, ses forces, ses limites aussi.

Ce choix est aussi mûri pendant l’année. Il arrive parfois que des jeunes aient besoin de temps pour savoir où s’enraciner. L’année de fondation spirituelle est aussi propice pour ce discernement.

Et si je n’ai pas vraiment d’attache ? Comment faire ?

Il est vrai que dans nos histoires personnelles, nous pouvons connaître beaucoup de mobilité, et de ne pas trop savoir d’où on vient vraiment, sans avoir d’attaches particulières. Les évêques sont bien conscients de cela, et c’est avec confiance et bienveillance que l’on peut parler de ces questions.  L’année de fondation spirituelle participe à ce discernement. Toujours envoyé par un évêque pour marquer que l’on ne s’envoie pas tout seul, le discernement se poursuit pour découvrir le lieu où nous fleurirons selon l’expression de St François de Sales.

Comment avancer ?

Voici quelques conseils très simples:

1. Être accompagné par un père spirituel. Le but est de relire avec lui, à la lumière de l’Esprit Saint, à la fois ta vie ordinaire de baptisé, et plus particulièrement, ce désir, cette interrogation, ce questionnement, cet attrait concernant le sacerdoce.

2. Mettre en place une vie de prière sérieuse : il s’agit d’expérimenter une prière silencieuse quotidienne, une fréquentation de la Parole de Dieu, une participation à la messe fréquemment, une célébration régulière du sacrement de réconciliation, de manière mensuelle…

3. Servir et participer à la vie de l’Église : en t’engageant sur ta paroisse, dans un groupe de prière, dans un mouvement scout, dans des missions d’évangélisation de service des plus pauvres… bref, toute activité ecclésiale qui t’ouvre à la joie du service et du don de toi-même.

4. Rencontrer d’autres jeunes hommes qui sont sur ce même chemin de questionnement. Certains diocèses proposent des groupes spécifiques.

Quelles différences entre un prêtre diocésain et un prêtre qui est membre d’une communauté ?

Le prêtre diocésain est en contact direct avec son évêque, il est son collaborateur immédiat, il fait donc partie de ceux sur lesquels l’évêque peut s’appuyer dans la durée, auprès d’un peuple, marquée par son histoire, ses forces et ses limites. Il existe un lien vraiment paternel entre l’évêque et le prêtre diocésain, comme il existe aussi un lien vraiment fraternel entre tous les prêtres diocésains qui ont été formés ensemble et qui vivent leur mission ensemble.

Le prêtre religieux ou membre d’une communauté où il est incardiné, est relié  à sa communauté et au charisme particulier qu’elle porte, celui de son ordre ou de sa communauté. Tout en étant au service de l’Eglise et des diocèses dans lesquels ces communautés sont implantés, leur mission propre est en lien avec leur charisme propre. C’est le responsable de leur ordre ou de leur communauté qui est leur responsable direct, et non l’évêque. Ces prêtres sont souvent très mobiles et sont pour un temps donné dans les diocèses qu’ils servent.

L’Eglise est un corps vaste et large qui accueille les charismes et les dons suscités par l’Esprit. Ce qui importe, c’est de répondre à un appel de Dieu, à bien distinguer d’un attrait extérieur, d’une mode du moment, ou d’une réaction. Seul l’appel de Dieu peut fortifier une fidélité qui tienne jusqu’au bout.

D’autres questions ?

Si tu souhaites aller plus loin, n’hésite pas à rencontrer un prêtre et pourquoi pas ton évêque. Tu peux également participer au prochain weekend Viens et Vois !

Tu peux aussi contacter la Maison par email.

Vous voyez donc combien c’est une chose grande et bien difficile que de reconnaître une bonne vocation, néanmoins, c’est la première chose qui est requise pour donner sa voix, de savoir si cette personne proposée est bien appelée et si sa vocation est bonne.
– St François de Sales